Alex Osborn, pionnier de la méthode dans les années 1940, promettait une explosion d’idées grâce à la suspension du jugement et à la valorisation de la quantité sur la qualité dans un premier temps. Pourtant, près de huit décennies plus tard, les études mettent en lumière des limites insoupçonnées. Keith Sawyer, chercheur à l’université de Washington, a montré que des groupes qui brainstorment ensemble produisent souvent moins d’idées – et de moins bonne qualité – que si chacun avait réfléchi seul avant de partager (Source : Harvard Business Review, 2015).
Les raisons sont multiples et souvent contre-intuitives. Le « brainwriting » individuel, par exemple, s’avère surperformant en matière de production d’idées originales. Pourquoi ? Parce que des phénomènes psychologiques puissants entrent en jeu dès que le groupe se réunit.